18 janvier 2012

La paix des morts ne soulage pas la peine des vivants

Tu avais froid, tu me l'a dit,
En ces austères mois d'hiver,
Tu as cherché, toute la nuit,
De quoi réchauffer ta chaumière. 

Quand au matin, les yeux rougis,
Tu es rentrée les deux mains vides,
Tu as joué à la loterie,
Pour raviver ta céphéide. 

Une chance sur deux, disait l'annonce,
De voir rallumée votre étoile,
De voir les cieux du bout du monde,
De faire un séjour à la voile. 

Mais ces escrocs du petit ticket,
Mise même sur le jeu de la mort,
Et rêvent de nous voir nous coucher,
Attendant la fin patiemment.

Et de ceux qui y ont gagné,
Peu d'entre eux me sourient encore,
Ils restent calmement couchés
Au tombeau éternellement. 

Je te prie de ne plus jouer,
Mon amour, Car la paix des morts -
Eux qui peut-être n'ont rien gagné -
Ne soulage pas la peine des vivants.

Posté par proot à 18:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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