24 mai 2010

428ème Ciel


Emmène moi au quatre-cent-vingt-huitième ciel,
Où l'androgyne adolescence,
Côtoie de l'enfance l'insouciance,
Où des camés sniffent des étoiles,
Où les poitrines sont cannibales.

Emmène moi au quatre-cent-vingt-huitième ciel,
J'y resterais accroché c'est sûr,
Scratché, lacé, cloué au mur,
Emmène moi et si je résiste,
Rappelle-moi qu'là-bas Dieu existe.

Emmène moi au quatre-cent-vingt-huitième ciel,
J'entends de derrière la porte,
Les chiens qui aboient à la pudeur morte,
Je renifle depuis le couloir,
Les effluves passées d'amour transitoir.

Emmène moi au quatre-cent-vingt-huitième ciel,
Et attire moi s'il le faut,
Avec ces anges violés dont tu as les photos,
Je tournerais la poignée,
Tu sauras à ce moment que tu as gagné.

Emmène moi au quatre-cent-vingt-huitième ciel,
Attache-moi au radiateur,
Que les rats puissent dévorer mon cœur,
Regarde donc comme ils sont gourmands,
Tends leur le sécateur, qu'ils se curent les dents.

Achève moi au quatre-cent-vingt-huitième ciel,
Je n'connais pas succube,
Qui laisse trainer un corps,
Je n'connais pas incube ,
Qui n'te dirais "encore".

Posté par proot à 12:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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