28 juillet 2007

A la dame au chagrin

Assis mélancolique dans la fumée d’un bar,

Je laisse pour un moment s’envoler ma pensée

Qui, comme prédestinée vint croiser ce regard

Qui silencieusement semblait m’interpeller.

« A l’aide ! » me hélait-il, tu sais lire mon chagrin,

Hélas oui je le sais mais je m’en veux vraiment

De ne pouvoir d’un simple signe de la main,

Effacer pour toujours ce douloureux tourment.

« Alors donc nul héros ne viendra pour panser

Cette béante plaie d’où suinte le poison

D’une existence qu’il m’est trop dur de supporter,

Et chaque jour un peu plus me fait perdre raison ? »

Je me vois désolé de devoir vous avouer

Que dans ce dur combat vous êtes seule, et pour cause :

Aucun homme sur Terre n’est capable de trouver

Ce qui de jour en jour le fait devenir morose

Mais écoutez ma dame, un vagabond de rien

Qui jamais ne prétend vous donner un remède :

Contre le mal à l’âme, l’être humain ne peut rien,

Mais peut toujours lutter contre ce qui le précède.

Ce spleen en effet a pris vie de l’ennui,

Ainsi ma demoiselle je vous prie dès ce soir,

De me suivre dans les parcelles de la vie

Où l’on se repaît de mots, d’étoiles et de guitare.

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