29 janvier 2008

Nancy en Octobre


Tes mains mordues par le froid,
Se glissent dans mes poches,
Et ton corps se colle à moi
Pour contrer l’hiver qui approche
Déjà le vent vient décoiffer
Stanislas fièrement dressé
Et les feuilles prennent des reflets
Oranges et or de bière ambrée.

Nancy en Octobre
De notre amour porte l’opprobre
C’est l’automne, nous nous aimons,
C’est la saison .


Nous quittons les pavés argent
Et rejoignons la Pépinière
Portés par des cris d’enfants
Et parfois par ceux de leurs mères
Nous nous blottissons sur un banc
Et nos corps partagent leurs chaleurs
Je te sens frissonner doucement
A cause du froid ou du bonheur?

Nancy en Octobre
De notre amour porte l’opprobre
C’est l’automne, nous nous aimons,
C’est la saison
.


Je t’emmène alors prendre un verre
Dans la chaleur du Saint-Germain
« Nenette, un Coca et une bière ! »
On mélange nos salives et nos mains
Ta tête se pose, sur mon épaule
Et tes yeux se plongent dans les miens
J’ai pas envie qu’tu repartes si tôt
J’ai pas envie qu’tu rejoignes les tiens

Nancy en Octobre
De notre amour porte l’opprobre
C’est l’automne, nous nous aimons,
C’est la saison .


Nous marchons alors vers la gare
Et je rechigne à te laisser
Monter dans le train du soir
Qui doucement va t’emmener
Ton visage de derrière la vitre
Me lance des regards amoureux
Mais tu n’as que quinze ans, petite
Tes parents te veulent auprès d’eux

Nancy en Octobre
De notre amour porte l’opprobre
C’est l’automne, nous nous aimons,
C’est la saison .

Posté par proot à 21:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Nancy en Octobre

  • *sans voix*

    magnifique *0*
    la photo est subime..
    le poème est troublant de sensualité
    tout est douceur et harmonie, je suis sans voix face à votre talent...
    Bravo, et merci =)

    Posté par kamiya, 02 février 2008 à 02:09 | | Répondre
  • tout et rien pour changer

    on retrouve dans tes textes toujours les même récurrences. Des details presques incongrus qui ne font qu'ajouter au charme, une tendresse qui frise l'engoûment... Un poème câlin, j'ai envie de dire. Pas enjôleur, pas fascinant, non, câlin.

    Ta petite amie a une chance formidable, dis-le lui de ma part.

    Posté par Sandro, 02 février 2008 à 02:24 | | Répondre
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