24 août 2007

Le vieu

Ce petit vieux assis à la terrasse, son chien à ses pieds, attire mon attention. Son regard est triste comme son chapeau. Triste pourquoi? Peut-être qu'ils se rappelle d'une ou deux guerre, d'un ami mourrant dans ses bras, un morceau d'obus fiché dans le flanc, lui tendant la photo d'une charmante brune et sa médaille. Ou peut-être que le temps a emporté son amour comme il sait qu'un jour il lui prendra son chien. Enfin... qui sait? Il ne lui reste peut-être plus long sur cette Terre, et peut-être qu'un de ces quatres matin le voisin viendra sonner à sa porte entendant Hyppolite hurler à la mort, puis lui succèderont les sirènes.

Pourquoi penser à ça? Il est bien vivant, ses rhumatismes et son verre de vin lui rappellent. Il allume une cigarrette. Elle l'apaise, elle est brune, comme Jacqueline, et comme elle, elle part en fumée. Il tousse. Il adore tousser quand il fume, c'est presque un rite: les fumeurs toussent lorsqu'ils fument comme les gigolos enlèvent leurs casquettes devant les donzelles. Ca lui rappelle sa première clope. C'était son voisin, celui qui avait le regard vif, et la main intrépide, il en avait volée une à son père, et ils l'avaient fumée à deux, faisant les fier-à-bras devant les filles. Son père l'avait sû évidemment et il s'était pris une rossée comme jamais.

Le regard du vieil homme s'anime a nouveau, il est sortit de ses pensées. Il sort alors une feuille et un crayon de son veston, et se met a griffoner des vers. Il signera en bas de la page: Jacques Prevert.

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